Anaïs Theviot

Titres, fonctions et responsabilités: 
  • MCF UCO Nantes, ARENES (UMR 6051)
  • Responsable de la licence 2 en sciences de l'information et de la communication à l'UCO Nantes
  • Responsable de la vie culturelle de l’UCO Nantes
  • Responsable du programme de recherche « Réenchanter la démocratie par le numérique ? »
  • Chercheuse associée au programme de recherche PARCIT (La participation citoyenne à la prise de décision politique), coordonné par Agnès Alexandre-Collier, Laboratoire TIL (EA 4182)
  • Membre du comité de rédaction de la revue Politiques de communication  et du comité de lecture de la revue Communication.
  • Membre du bureau de l’Association des enseignants-chercheurs en science politique (AECSP)
  • Membre de l'IPSA, l'AFSP, DEL
Elements biographiques: 

Maitresse de conférences à l’Université Catholique de l’Ouest, rattachée au laboratoire ARENES (UMR 6051),  Anaïs Theviot s’intéresse au militantisme partisan en ligne. Sa thèse de science politique étudiait l’usage du web par les militants, ainsi que les stratégies numériques du Parti socialiste et de l’Union pour un Mouvement populaire en période de campagne électorale.

Ses recherches ont donné lieu à une quinzaine de publications dans des revues à comité de lecture (https://sciencespobordeaux.academia.edu/AnaisTheviot) et l’ont conduite à intégrer des programmes collectifs de recherche (LEGIPAR, enpolitique.com, GENEREL, etc.). Sa participation à une quarantaine de congrès internationaux et nationaux a renforcé son expertise sur la web politique. L’organisation de colloques et de panels a débouché en 2014 sur la coordination de deux numéros de revue (Sciences de la société et Politiques de communication), consacrés aux modalités de participation et d’engagement sur Internet. Courant 2018, paraitra aux Presses de Septentrion, l’ouvrage issu de se thèse, « Faire campagne sur Internet ».

Son enquête actuelle porte sur l’usage des data par les partis politiques en France et aux États-Unis. Elle participe au projet de recherche collaborative PARCIT et coordonne le projet « réenchanter la démocratie par le numérique ? ».

Diplômes:

Doctorat en science politique, Sciences po Bordeaux.
– Mobiliser et militer sur Internet. Reconfigurations des organisations partisanes et du militantisme au Parti Socialiste et à l’Union pour un Mouvement Populaire.
Autres diplômes et qualifications: 
Master recherche « Action publique et gouvernance territoriale » à Sciences po Bordeaux
Master professionnel « Communication Publique et Politique » à Sciences po Bordeaux
Diplôme de Sciences po Bordeaux

Activités de recherches

Trois objectifs forment la colonne vertébrale de mes recherches :

  • développer une perspective sociologique de la web politique ;
  • interroger la rhétorique du « nouveau » au regard des continuités et permanences ;
  • explorer les méthodes du web pour les recherches en sciences sociales.

Les liens entre web et politique sont au cœur de mes travaux depuis la thèse qui proposait une analyse comparative de l’usage du web par les adhérents, ainsi que des stratégies numériques du Parti Socialiste et de l’Union pour un Mouvement Populaire pendant la campagne pour l’élection présidentielle de 2012. Mon analyse prend le contre-pied des approches techniciste et normative, en soulignant que le web ne révolutionne pas totalement les pratiques militantes - les « manières de faire traditionnelles » - étriquées dans des jeux de courants. Toutefois, son introduction met en lumière des changements latents au sein des organisations partisanes (professionnalisation, rationalisation du militantisme, campagne-marketing, etc.)

Au cours de ce travail, j’ai constaté des phénomènes multiples d’hybridations et de brouillages des frontières partisanes, notamment entre adhérents et non-adhérents, entre prestataires externes et équipes web de campagne. Mes recherches actuelles proposent donc d’explorer ces hybridations en axant l’analyse sur les professionnels de la communication politique digitale. Il s’agit d’étudier les mécanismes de définition de ces « nouveaux » métiers de l’innovation numérique politique, à travers l’analyse des processus de légitimation, de négociation, de professionnalisation et de construction d’une expertise sur la web politique. Dans une approche transnationale, l’accent sera porté sur le rôle des professionnels de la communication digitale dans la diffusion de normes et pratiques politiques qui fédérèrent ces  collectifs de travail hybrides et composites. Mes travaux récents s'intéressent ainsi aux « travailleurs de la donnée » et plus précisement aux prestataires de la Big data électorale aux Eatts-Unis et en France qui cherchent à faire croire en l’efficacité de l’usage de données massives pour remporter une élection afin de légitimer leur profession.

Mon enquête en cours porte également sur les trajectoires des ex-adhérents du PS et LR qui ont adhéré à LREM afin de questionner les reconfigurations du militantisme et des manières de faire campagne. 

Thèmes de recherche définis par mots-clés: 
Sociologie du militantisme et des partis politiques
Communication politique
Big data
Reseaux sociaux
Communication numérique
Campagne électorale
Programme UCO "Evolutions technologiques et sociétés": 
Programmes et contrats hors-UCO: 

• 2016- 2019 : Projet de recherche PARCIT (La participation citoyenne à la prise de décision politique), coordonné par Agnès Alexandre-Collier, Laboratoire TIL (EA 4182 )

Ce projet pluridisciplinaire rassemble des enseignants-chercheurs de science politique, de civilisation britannique et américaine de l’UBFC (réunissant 3 laboratoires : CREDESPO et TIl à Dijon, le CRJFC à Besançon). Il vise à étudier le renouvellement de la participation des citoyens à la prise de décision collective au sein, ou à l’extérieur, des organisations politiques et sociales. Il s’agit principalement d’analyser les actions individuelles ou collectives citoyennes qui se manifestent aux marges des formations politiques, qui visent parfois à s’en démarquer ou, au contraire, à leur venir en appui dans un contexte caractérisé par une défiance grandissante.

• 2014-2015 : Chercheuse associée à l’ANR GENEREL, coordonnée par Magali Della Sudda sur le volet « genre et élection municipale bordelaise »

Ce projet questionne les processus et les conditions d’accès des femmes à la citoyenneté en Europe en privilégiant un angle d’approche comparé et une analyse des dynamiques transnationales. Le rôle de la religion dans les mobilisations autour du suffrage des femmes est l’une des dimensions nouvelles de ce projet. 

• 2012-2015 : Chercheuse associée au projet « Citoyennetés en couleurs », dirigé par Alain Bouldoires et Christine Larrazet, MSHA Université Bordeaux 3 ; axe  « médias numériques d’initiative populaire ».

Ce projet entend étudier des prises de parole citoyenne et des engagements populaires en Aquitaine. Il s’agit, d’une part, d’analyser les médias d’initiative populaire en ligne et le phénomène du slam, une des pratiques culturelles urbaines émergente.

• 2012-2013 : Auxiliaire de recherche au projet ANR « enpolitique.com », coordonné par Fabienne Greffet

Financé par l’Agence Nationale de la recherche (ANR) dans le cadre du programme de collaboration France-Québec – édition 2011 et le Fonds Québécois pour la Culture et la Recherche Scientifique (FRQSC). Etude comparative des stratégies, contenus et perceptions des usages politiques du web pendant les campagnes électorales présidentielle française et législative québécoise de 2012. Mission : animation de focus groups. 

2010-2011 : Chercheuse associée au projet LEGIPAR (SPIRIT/ANR), coordonné par Olivier Costa - Légitimation parlementaire et gouvernement démocratique en France et dans l’Union européenne.

Le projet LEGIPAR vise à identifier les mécanismes selon lesquels l’Assemblée nationale en France et le Parlement européen à l’échelle de l’Union participent encore et toujours à la construction d’un discours de légitimité démocratique. En particulier, compte tenu du niveau de défiance des citoyens envers les organisations politiques et les institutions électives enregistré dans de multiples enquêtes nationales et internationales, il convient d’examiner dans quelle mesure et jusqu’à quel point cette « crise » de la politique et de la représentation peut être imputée à ces assemblées.

Activités d'enseignements

Depuis huit ans, j’enseigne la science politique, la sociologie politique et les sciences de l’information et de la communication à des étudiants de tous niveaux, de la licence 1 au Master 2, que ce soit en Université, classe préparatoire ou Grande Ecole.

Voici quelques exemples de cours:

  • Sociologie du journalisme
  • Vie politique française
  • Introduction à la communication publique
  • Communication politique
  • Cultures numériques
  • Introduction aux méthodes d'enquête en sciences sociales
  • Approche historique des médias
  • Questions politiques et sociales