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Contrats de recherche > Contrats UCO > Ethique, libéralisme post moderne et crises de gouvernance des entreprises  Retour au Portail UCO

« Éthique, libéralisme post moderne et crises de gouvernance des entreprises »

Responsable du projet

Yves Perez

Chercheurs

Yves Perez, Johan Glaisner, Paola Duperray, Vincent Calvez

Durée du projet

36 mois (2013-2016)

Partenaires

Université catholique de l'Ouest (Angers)

Organismes financeurs

Université catholique de l'Ouest (Angers)

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Bilan

Le but de ce programme de recherche est d’explorer la nature des liens existants entre, d’une part, la domination culturelle du libéralisme post moderne¹ et, d’autre part, les crises de gouvernance des entreprises au sein du monde occidental. Ce travail de recherche s’articule en fonction de deux grandes étapes.
1) Au cours d’une première étape, nous tenterons de mieux cerner l’ontologie du libéralisme post moderne, très différent en cela du libéralisme classique, caractérisé par la primauté de l’individualisme radical et du relativisme éthique afin d’en évaluer l’impact sur la gouvernance des entreprises et l’évolution de leurs modes opératoires : hégémonie d’un capitalisme financier dérégulé sur le capitalisme entrepreneurial, préférence pour le court plutôt que le long terme, et préférence pour l’enrichissement immédiat plutôt que pour la pérennité des entreprises².
2) Dans la deuxième étape de cette recherche, nous nous attacherons à décrire ce que pourrait être un nouveau mode de gouvernance des entreprises fondé non plus sur l’éthique relativiste du libéralisme post moderne mais sur une reformulation de l’éthique philosophique classique de l’Occident³ à travers notamment les notions de liberté, d’autorité, de devoir et d’amitié. (De « philia »).
¹Hude, H, 2012, « Préparer l’avenir : nouvelle philosophie du décideur », Economica, Paris.
²Baumard, Ph, 2012, « Le vide stratégique », Editions du CNRS, Paris
³Phelps, E, 2013, « Mass flourishing : how grassroots innovation created jobs, challenge and change », Princeton University Press, Princeton, New Jersey

Principaux résultats par rapport aux attendus

La réflexion s’est concentrée sur la première étape de la recherche consacrée à l’ontologie du libéralisme post moderne et de ces différences avec le libéralisme classique. Le premier élément qui se dégage est une opposition moins tranchée qu’il n’y parait entre « libéralisme post moderne » dominé par l’individualisme radical et le relativisme éthique et l’histoire du libéralisme. En effet, le libéralisme apparait travaillé, au moins depuis le XIXème siècle, par une opposition entre ce qu’il est convenu d’appeler un « libéralisme de la liberté » (A. Smith, Tocqueville, F. Hayek) et un libéralisme du bonheur (Jeremy Bentham, John Stuart Mill Keynes et John Rawls). Cette tension traverse le développement du libéralisme occidental et en scande les étapes du développement historique¹. De la même façon, la rivalité entre capitalisme financier et capitalisme entrepreneurial est un phénomène récurrent du développement du monde occidental depuis la révolution industrielle. Ce qui semble nouveau c’est la radicalité de ce libéralisme du bonheur que l’on peut appeler, à la suite de Henri Hude, libéralisme post moderne dans la mesure où il exprime comme l’a noté Pierre Manent : « … le divorce entre l’activité économique et la communauté politique d’appartenance a pris une telle ampleur que nous sommes menacés non seulement par un appauvrissement massif, mais d’une dislocation politique et aussi d’un déchirement moral »².
¹Audard, C, 2009, « Qu’est ce que le libéralisme ? », Gallimard, Paris
²Manent, P, 2013, « La crise du libéralisme », Commentaire, n°141, Printemps

Productions

Un premier texte sera présenté devant le groupe de recherche EGEI en juin prochain. Il s’intitulera « Jalons pour une ontologie du libéralisme post moderne ». Il abordera plus particulièrement les caractéristiques du libéralisme post moderne : la montée de l’individualisme radical et le relativisme éthique et leurs conséquences sur les modes de fonctionnement de l’économie.

Bilan de fonctionnement et de la gouvernance du projet

Le projet a pris du retard. La suite prévue après un démarrage plus difficile que prévu du fait des charges de travail respectives des participants consistera en la tenue d’une journée d’étude début 2016 à l’UCO d’Angers.  L’objectif d’une publication collective est maintenu pour fin 2016.

Effets de levier générés par le projet

Le principal effet de levier a été l’intérêt porté à cette étude par le philosophe Henri Hude, professeur à Saint Cyr et qui a accepté de participer à cette journée d’étude et de préfacer notre publication.

Prolongements scientifiques envisagés ou envisageables

Ce travail de recherche permettra de renforcer la réflexion au sein du groupe de recherche EGEI de l’UCO, et, en particulier, l’axe « Éthique et gouvernance des entreprises »

Perspectives

Le projet se poursuit, comme prévu, malgré le retard enregistré. Il s’intègre bien dans le cadre de l’axe « évolutions technologiques et sociétés » défini par l’UCO, et cela à un double niveau :
• Philosophique, autour des questions de l’éthique de la décision,
• Gestionnaire, à partir de l’analyse de l’évolution des modes de gouvernance.