Doctorat en Sciences de l'Education

28 septembre 2020
l’UFR Lettres et Langages de Nantes

Doctorat en Sciences de l'Education

Résumé :

Résumé : Notre recherche porte sur les processus de rationalisation mobilisés par les personnels éducatifs et soignants face aux violences entre usagers au sein des établissements sociaux et médicosociaux.

A des fins de protection, les établissements sociaux et médicosociaux sous couvert de la loi du 2 janvier 2002, regroupent en leur sein des personnes vulnérables afin de leur apporter protections et soins. Mais certaines de ces personnes du fait de leur vulnérabilité initiale peuvent être violentes, d’autres du fait aussi de leur vulnérabilité initiale sont à même d’être victimes, d’autres encore, de victimes peuvent devenir violentes et inversement. Cette cohabitation dans des établissements semi-fermés, engendre des violences au quotidien et donc des victimes au quotidien. Cet état de fait nous met alors face à ce paradoxe où la protection initiale peut aussi engendrer l’exposition. Cette violence, qu’elle soit verbale, matérielle, psychologique, physique ou sexuelle, met le personnel éducatif et soignant

dans l’impossibilité de l’éradiquer. Aussi notre interrogation centrale se formule ainsi : « Comment au sein de cette injonction paradoxale de protéger en exposant, les personnels éducatifs et soignants qui sont dans l’impossibilité de maîtriser cette violence et par là-même les souffrances qu’elle engendre, continuent-ils à trouver sens à leur mission ?

Pour répondre à cette question, après une approche théorique du concept de paradoxe, nous nous sommes appuyés sur la théorie de la dissonance cognitive et sur le processus de rationalisation, élaborés par Festinger en 1957, pour exposer les différents processus adaptatifs (déni, silence, tabou, oubli, habituation, tolérance, relativisation) de 20 personnels éducatifs et soignants interviewés. Processus adaptatifs qui nous révèleront le maintien d’un ancrage de la notion d’aide à l’usager, et ce, sous différentes formes dont certaines seront contradictoires.

Mots clés : Usagers d’établissements sociaux et médicosociaux, personnels éducatifs et soignants, violence, dissonance cognitive, processus de rationalisation.

Composition du jury :
  • Martine LANI-BAYLE, Professeure émérite en Sciences de l’Education, Université de Nantes (examinateur)
  • Pascal PLANTARD,  Professeur, Université Rennes 2, (examinateur)
  • Anna RURKA, Maître de conférences, Université de Paris Nanterre (examinateur)
  • Bertrand BERGIER, Professeur, Université Catholique de l’Ouest, Directeur de recherche à l’Université de Nantes (directeur de thèse).

Rapporteurs avant soutenance :

  • Philippe MAUBANT, Professeur, Université de Sherbrooke
  • Vincent MEYER, Professeur, Université Côte d’Azur

« Soutenance annoncée sous réserve de l'acceptation de la thèse par les rapporteurs désignés »

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