Milon-Harnois Gaëlle

Suivi de doctorat

Milon-Harnois Gaëlle

Titre de thèse: 
Détection automatique et analyse des Oscillations à haute fréquence de surface
Projet de thèse: 

L’épilepsie est la deuxième cause d’hospitalisation en neurologie après les accidents vasculaires cérébraux. Cette pathologie est caractérisée par la survenue répétée de crises causées par le dysfonctionnement d’un nombre de neurones. Le diagnostic de localisation de la zone épileptogène se base sur un ensemble de modalités très diverses, telles que l’étude de l’IRM ou bien des signaux électrophysiologiques (EEG). Les oscillations à haute fréquence (HFO, 80-500 Hz) intercritiques enregistrées dans les EEG, ont émergées en tant que biomarqueurs fiables de l’épiletogénicité. Dans la mesure où les HFOs sont produites par de petites régions cérébrales et que l’EEG est fortement atténué avant d’arriver au cuir chevelu, les HFOs ont été surtout enregistrées à l’aide d’électrodes intracrâniennes chez les patients pharmaco-résistants candidats à une chirurgie. Récemment, les HFOs ont été également enregistrées sur les électrodes de surface. Par leur caractère très bref et leur faible amplitude, le marquage visuel de ces petites oscillations est fastidieux et chronophage. Il s’avère donc nécessaire de trouver un moyen de détecter automatiquement ces oscillations pour les analyser sur des cohortes de patients et comprendre leurs apports. L’objectif de cette thèse est de développer une approche de détection automatique et d’analyse des HFOs de surface. En effet, les EEG de surface présentent l’avantage de leur mise en place facile, ainsi leur pose non-invasive permet d’étendre l’analyse des HFOs pour tout type d’épilepsie. Toutefois, les EEG de surface sont souvent perturbés par différents artefacts (oculaires, musculaires, cardiaques, etc..) qui noient l’activité cérébrale. Des approches appropriées de traitement du signal sont donc à développer afin de pouvoir détecter automatiquement les HFOs dans les EEG de surface. Le détecteur développé est à valider sur des signaux EEG à haute densité (hd-EEG) enregistrés sur une cohorte de patients épileptiques. De plus, provenant de différentes structures cérébrales corticales, l’EEG de surface est plus compliqué à analyser que l’EEG profond. La localisation des régions générant les HFOs sera donc une étape nécessaire pour mener cette analyse.

Période de suivi: 
2018 - 2022
Directeur ou co-directeur (UCO): 
Directeur ou co-directeur (hors-UCO): 
Daniel SCHANG, MCF, ESEO
Equipe de recherche: 
Doctorat: 
STIM
Ecole doctorale: 
ED 595 - Arts, Lettres, Langues (ALL)
Niveau: 
D2