La santé au travail des aides à domicile dans le secteur gérontologique prestataire breton. La difficile prévention de soi dans l’exercice du care

TitreLa santé au travail des aides à domicile dans le secteur gérontologique prestataire breton. La difficile prévention de soi dans l’exercice du care
Type de publicationThèse
Année de publication2015
LangueFrançais
Type de thèse, Département / SpécialitéThèse de doctorat en Psychologie
Université de rattachementUniversité d'Angers
Auteur(s)Disquay-Perot, S.
Mots-clésaide à domicile, care, personnes âgées, prévention, santé au travail, self-care
Résumé

Le vieillissement de la population et les conséquences de la dépendance font évoluer les besoins d’accompagnement. Cette problématique est majeure en Bretagne. L’accompagnement de la personne âgée est réalisé par les aidants naturels et différents professionnels parmi lesquels les aides à domicile. Les enquêtes épidémiologiques présentent ces derniers comme exerçant un métier à risque : le métier relationnel, l’isolement professionnel et les conditions de travail pénibles et précaires fragiliseraient leur santé. A partir des approches écologiques et socio-environnementales définissant les déterminants du développement individuel, nous identifions une interdépendance forte entre les aides à domicile et la personne âgée. Cette recherche repose sur l’idée que la disposition de santé des aides à domicile participe au « bien-vieillir » dont ils sont des leviers majeurs. L’objectif de ce travail vise à proposer de nouveaux axes de prévention de la santé à destination de ces pourvoyeurs du care, dont les effets favorables contribueront à conforter l’accompagnement des personnes âgées. Nous avons réalisé une analyse approfondie sur 32 entretiens d’aides à domicile du secteur prestataire. Les résultats confirment une situation de santé sensible. Les valeurs associées au care et au travail social en contraignent la prévention, par un effacement de soi lié à un care perçu comme devant en priorité bénéficier à l’Autrui dépendant. Ce constat conduit à intégrer une nouvelle dimension dans les modèles de prévention de la santé, la capacité de « self-care », nécessitant un apprentissage et constituant le déterminant de la propension au comportement préventif, à ce jour peu mis en œuvre par les aides à domicile.

Notes

Sous la dir. d'Angel Egido. Présidente de jury : Frédérique LERBET-SERENI

URLhttps://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01323951v2