Deux minorités étymologiques amérindiennes : la très discrète survivance lexicale des cultures maya et tarasque en espagnol d'Amérique centrale

TitreDeux minorités étymologiques amérindiennes : la très discrète survivance lexicale des cultures maya et tarasque en espagnol d'Amérique centrale
Type de publicationArticle
Année de publication2010
Languefrançais
Titre de la revueCahiers du CIRHiLL (Centre Interdisciplinaire de Recherche en Histoire, Langues et Littératures)
Titre de la série/collectionÉtymologiques, Histoires de mots – histoire des mots
Mention d'éditeurL'Harmattan
Numéro33
Pagination159-182
Date de publicationjuin 2010
Auteur(s)Lévêque, D.
Numéro ISSN1269-9942
Numéro ISBN978-2-296-11991-8
Résumé

Il est un fait incontestable que l’histoire d’un peuple est perceptible dans la langue qui est la sienne, car toute langue est porteuse d’une culture en perpétuelle mutation. Ainsi, au détour des racines lexicales, des avatars morphologiques et autres altérations phonologiques que s’ingénient à mettre en évidence les étymologistes, l’histoire des mots révèle l’histoire des hommes qui en sont à la fois les géniteurs et les colporteurs. Nous voudrions montrer ici que l’espagnol d’Amérique centrale s’est forgé une personnalité propre, découlant d’un processus de transculturation plus ou moins marqué entre, d’une part, une multiplicité de civilisations méso-américaines en concurrence, et, de l’autre, une civilisation ibérique hégémonique. Nous laisserons momentanément de côté le substrat linguistique majoritaire dans cette région que fut le nahuatl (parlé par les Aztèques) pour porter un regard plus aiguisé sur les traces discrètes laissées par deux entités culturelles amérindiennes – maya et tarasque – dans la langue espagnole telle qu’elle est pratiquée de nos jours sous ces latitudes. À cet effet, nous en livrerons les rares exemples tirés d’un corpus lexical régional d’origine littéraire, pourtant très abondant.