Habiter un quartier périurbain pluriculturel. Katiramona-Nondoué (Dumbéa) : des sociabilités ordinaires à l’appartenance au pays

TitreHabiter un quartier périurbain pluriculturel. Katiramona-Nondoué (Dumbéa) : des sociabilités ordinaires à l’appartenance au pays
Type de publicationArticle
Année de publication2018
Titre de la revueJournal de la Société des Océanistes
Numéro2
Pagination441-456
Auteur(s)Carteron, B.
EditeurSociété des Océanistes
Ville d'éditionParis
Mots-clésAppartenance, citoyenneté culturelle, périurbain, pluriculturalité, sociabilité
Résumé

L’article aborde les sociabilités ordinaires dans un espace périurbain pluriculturel en lien avec l’appartenance au pays. Dans le contexte d’une commune loyaliste où la présence kanak avait été très tôt effacée, je retrace d’abord l’extension de l’habitat au sein du quartier de Katiramona-Nondoué à partir des années 1970. Une sociabilité familiale et de voisinage singularise cette partie nord de Dumbéa à l’interface de la brousse et de Nouméa. À travers leurs habitudes communes et la représentation d’eux-mêmes, les habitants, en majorité de condition modeste, font état d’une société locale unifiée par ses traits communs, même si l’investissement dans la vie de quartier contrecarre difficilement le cadre de groupes familiaux et culturels localisés. Si le sentiment d’appartenance au pays fait apparaître des choix de société opposés, il reflète en revanche cette proximité des groupes par la complexité des identités et la souplesse de leur affirmation, ce qui peut apparaître en dernier lieu comme une forme de distance envers les clivages politiques.

URLhttps://journals.openedition.org/jso/9034