L’immutabilité et l’inengendrement de la matière première du monde en question. Les soubassements métaphysiques d’un cas d’École : Philopon versus Proclus.

TitreL’immutabilité et l’inengendrement de la matière première du monde en question. Les soubassements métaphysiques d’un cas d’École : Philopon versus Proclus.
Type de publicationChapitre d'ouvrage
Année de publicationSOUMIS
Titre de l'ouvrageNN
Auteur(s)Mueller-Jourdan, P.
Directeur(s)Palanciuc, A. et Zachhuber J.
EditeurBrill Academic Publishers
Ville, PaysLeiden-Boston
Résumé

Extrait de l'introduction:

La matière première, sa nature et son statut dans l’ordre des choses, figurent parmi les sujets les plus délicats à traiter dans toute recherche portant sur la cosmologie quelle que soit l’époque étudiée. 

La materia prima fait l’objet d’une question disputée de façon quasi continue dans l’histoire de la philosophie en raison notamment de la difficulté qu’il y a à définir ce qu’elle est précisément, si tant est qu’elle soit quelque réalité qui puisse faire l’objet d’une investigation. On sait par exemple que pour Platon, on ne peut la concevoir qu’au terme d’un raisonnement bâtard (Timaeum52ab). Et on s’accorde en général depuis Aristote à lui concéder le statut de substrat immuable à tous les changements que connaît le monde sensible. Mais même chez le Stagirite, sa nature paraît comme échapper à toute tentative de théorisation d’autant plus que celui-ci n’hésite pas à faire de la matière première un inconnaissable par soi [ἡ δ' ὕλη ἄγνωστος καθ' αὑτήν], en raison notamment de son indétermination foncière. En effet, comme le précise Aristote : « J’appelle matière ce qui n’est par soi ni substance, ni quantité, ni aucune autre des catégories dont on dit qu’elles déterminent l’étant ». C’est dire la difficulté, qui pourrait être insurmontable, si on ne limitait pas strictement une telle enquête à quelques éléments précis du débat concernant cette délicate question.

 

Plan de la contribution

Introduction

I. Les pièces du dossier

II. L’argument 11 de Proclus.

II.1 Concomitance de la matière et de la génération

II.2 Caractère inengendré et immuable de la matière

II.3 Visée de l’argument de Proclus et éléments conclusifs

II. La réfutation de Philopon : présupposés et destinataires

II.1 Position du problème

II.2 Avoir un principe de génération, avoir un principe d’être, ambiguïté et confusion

III. La matière inengendrée : résumé des thèses en présence

Conclusion

Bibliographie sélective

Sources principales

Travaux de recherche