Langage et vérité. Pour une théorie du sujet parlant, entre pragmatique, psychanalyse et philosophie de la communication

TitreLangage et vérité. Pour une théorie du sujet parlant, entre pragmatique, psychanalyse et philosophie de la communication
Type de publicationThèse
Année de publication1994
LangueFrançais
Type de thèse, Département / SpécialitéThèse de doctorat en Philosophie
Université de rattachementUniversité Paris X Nanterre Atelier National de Reproduction des Thèses (Lille)
Jour et mois de soutenance16/06
Auteur(s)Poché, F.
DirecteurBertrand, M.
Résumé

Première hypothèse : il y a de l'autre en je. Cet aphorisme a pour corrollaire celui-ci l'indécence du sens est telle que la parole ne se réduit pas à un procès monologique. Autrement dit, l'autre n'est pas pour rien dans le faire-sens du sujet. Le sujet est en contexte donateur de sens même s'il ne sait pas toujours ce qu'il donne. Le sujet parlant est un sujet de contextualité. Il exprime une parole nécessairement enracinée dans l'activité sociale d'une communauté, dans une forme de vie. Le sujet est structuré par trois dimensions fondammentales : la langue, la temporalité et l'inconscient. 1) La langue structure l'identité du sujet. 2) La parole d'un sujet est nécessairement traversée par son histoire. Nous pouvons parler d'un sujet de temporalité et noter l'importance de la corrélation contexte/temporalité. 3) Les lapsus, les dénégations, donnent à entendre ce qui s'exprime à l'insu du sujet parlant. Le sujet parlant n'en a jamais fini d'advenir sujet de sa parole. Cette philosophie de l'entendre prend pour paradigme de la singularité et de l'interpellation morale, la Voix. Elle ouvre à une herméneutique du sujet parlant, notamment en enrichissant la terminologie des pragmaticiens avec les actes de langage temporels et inconscients. Enfin, il s'agit d'ouvrir à une éthique de la parole

URLhttp://www.theses.fr/1994PA100082