Au-delà du plaisir d’étudier autrement, que retiennent les étudiants des formations à l’entrepreneuriat ? » Le cas des étudiants en éco-gestion de l’UCO.

TitreAu-delà du plaisir d’étudier autrement, que retiennent les étudiants des formations à l’entrepreneuriat ? » Le cas des étudiants en éco-gestion de l’UCO.
Type de publicationCommunications sans actes
Année de l'intervention2020
LangueFrançais
Titre de la Conférence/colloqueÉduquer à l’esprit d’entreprendre, former à l’entrepreneuriat ? Enjeux, questions, transformations
Titre des actes ou de la revueCongrès international
Dates du congrès, colloque16/11
Type de documentPPT - Communication orale à distance
Auteur(s)Duperray, P. et Raveleau B.
Université, organismeUniversité Lille 1
Ville, PaysLille, France
Résumé

Comme l’indiquent Toutain O. & Salgado M. (2014), la question de l’évaluation des effets produits par les méthodes actives recèle un potentiel d’approfondissement théorique important. Ces auteurs étudient la relation entre les approches pédagogiques actives et les changement des représentations concernant l’activité entrepreneuriale chez des élèves ingénieurs expérimentant un jeu d’entreprise. Ils en concluent que ces approches sont en mesure de faire évoluer croyances et savoirs sur l’entrepreneuriat et peuvent, in fine, inciter à créer. Ils citent Holcomb, Ireland, Holmes et Hitt (2009) qui ont, de leur côté, travaillé sur le potentiel entrepreneurial chez les jeunes ; Lumpkin, Cogliser et Schneider (2009), qui cherchent à mesurer l’importance de la dimension « autonomie » dans le cadre d’une orientation entrepreneuriale ; Hamidi, Wennberg et Berglund (2008), qui parviennent à établir un lien entre potentiel créatif des étudiants intention entrepreneuriale. Ces auteurs relèvent que les dispositifs de développement de la créativité en formation peuvent eux-aussi, finir par faciliter le passage à la création d’entreprise, etc. Toutes ces études ciblent bien une population d’étudiants participant à des dispositifs de sensibilisation ou de formation à l’entrepreneuriat animés en pédagogie active. Ils cherchent pour la plupart à explorer le lien entre approche pédagogique mise en oeuvre, intention entrepreneuriale ou motivation à créer.

Or, si certains étudiants finissent bien par devenir entrepreneurs, d’autres ne créent pas, tout au moins à l’issue de leur formation. Pour ces derniers (mais pour les étudiants-créateurs aussi), on sait en réalité peu de choses sur les autres apprentissages développés lors de ces formations. Tout compte fait, que retirent-ils vraiment de ces formations? Comment en parlent-ils? Qu’en font-ils une fois la formation achevée?

C’est dans ce cadre que s’inscrit cette recherche. Elle cherche à explorer la question « Comment les étudiants ayant participé à des formations à l’entrepreneuriat se représentent-ils les apprentissages acquis » ? Qu’en retirent-ils précisément ?

Interrogés sur le réinvestissement de ces acquis, deux profils d’étudiants apparaissent : l’étudiant qui se projette en tant que Salarié-décideur/Intrapreneur et l’Entrepreneur de soi. Pour le premier, qui ne se voit pas en simple exécutant, c’est la dimension de conduite des projets en responsabilité et la création de valeur qui sont retenues. L’étudiant considère qu’il en sait assez pour être, plus tard, un salarié autonome, responsable et créatif. L’éventualité d’une création ou direction d’une entreprise n’est pas exclue. Le profil « Entrepreneur de soi » en revanche, n’en est pas encore là. Ce qu’il retire de cette expérience est, in fine, la capacité à valoriser son propre parcours dans le cadre d’un stage par exemple ou d’une recherche d’emploi par exemple. Cette expérience lui a permis de parfaire un projet d’orientation. Elle a également joué un rôle d’intégration d’autres connaissances, les consolidant.