L’impossible « dernier mot ». La maquette du journal : un outil partagé

TitreL’impossible « dernier mot ». La maquette du journal : un outil partagé
Type de publicationArticle
Année de publication2014
LangueFrançais
Titre de la revueSur le journalisme_About journalism_Sobre jornalismo
Volume3
Numéro1
Auteur(s)Langonné, J.
ISSNISSN 2295-0729
Mots-cléspresse quotidienne régionale, Secrétaires de rédaction, Théorie de l’acteur-réseau, Typographe, Maquette
Résumé

La maquette du journal occupe une place particulière dans le continuum de fabrication de l’information. Elle est située à l’interface de la matérialité du journal entre la salle de rédaction et le secteur du prépresse. Les discours et les prérogatives dont elle est capable de se charger font qu’elle porte en elle un potentiel stratégique organisationnel important. La maquette du journal demeure pourtant un acteur méconnu de la sociologie des médias. Cette étude, qui se situe au carrefour de la sociologie interactionniste et de la théorie de l’acteur-réseau, propose de donner toute sa place à la maquette et à ceux qui la construisent et l’utilisent au quotidien dans le journal. Nous montrons que c’est entre deux acteurs particuliers et leurs manières différenciées d’être à ce qu’ils font que la maquette est susceptible de révéler tout son potentiel : les journalistes secrétaires de rédaction (SR) et les ouvriers typographes. Nous tentons tout d’abord de saisir pourquoi ces trois acteurs (maquette, SR et typographes) sont demeurés invisibles au sein du journal. Il s’agit donc de repenser leur place et leur rôle, de les révéler au prisme d’une grille d’observation renouvelée, agrandie. Nous sommes ensuite en mesure d’observer la manière dont ces trois acteurs peuvent interagir, peuvent s’attacher au sein du processus de fabrication de l’information. Pour cela, nous développons trois exemples issus d’un travail de terrain au sein d’un titre de presse quotidienne régionale (PQR). Il s’agit en fait de comprendre les manières dont les journalistes SR et les ouvriers typographes sont plus ou moins parvenus — selon les époques retenues, et de manière non linéaire — à se saisir de l’objet maquette, pour faire ce qui est à faire — le journal — au plus près de la manière dont ils souhaitent le faire

URLhttp://www.surlejournalisme.kinghost.net/rev/index.php/slj/article/view/127