Filles et garçons face aux mathématiques : comprendre les inégalités pour une école plus juste

TitreFilles et garçons face aux mathématiques : comprendre les inégalités pour une école plus juste
Type de publicationChapitre d'ouvrage
Année de publication2021
LangueFrançais
Titre de l'ouvrageL'élève pensant est un chercheur
CollectionFNAME
Pagination125-145
Auteur(s)Perronnet, C.
Auteur institutionnelFNAME
EditeurRetz
VilleParis, France
Numéro ISBN978-2-7256-4064-8
Mots-clésculture scientifique, école, genre, inégalités, mathématiques, sciences
Résumé

Quelle idée saugrenue que de mettre en regard l’apprentissage des mathé- matiques et le sexe des élèves... Le calcul et la géométrie n’ont-ils pas rien à voir avec le fait d’être fille ou garçon ? Quoi de plus neutre qu’un problème de maths ? Et pourtant... On observe depuis plus de 50 ans l’importance et la permanence des inégalités sexuées face aux mathématiques, tant du point de vue de la réussite que de celui de l’orientation. Alors qu’elles sont globalement meilleures à l’école, les filles réussissent toujours un peu moins bien que les garçons en maths et les femmes demeurent largement minoritaires dans les filières et les carrières liées à cette discipline : la pro- portion de mathématiciennes enseignantes et chercheuses à l’université stagne ainsi autour de 20 % depuis les années 1990.

Comment comprendre ce déséquilibre sexué ? Faut-il considérer que le fait de se lancer et de réussir en mathématiques dépend de capacités innées, de compétences et de gouts que les filles auraient naturellement moins que les garçons ? L’objectif de cette contribution est de montrer que cette « bosse des maths » n’existe pas, en apportant un éclairage sur les mécanismes sociaux qui aboutissent aux inégalités sexuées. Pour cela, ce texte prend d’abord la mesure du « pouvoir des maths » en mettant en évidence la place symbolique que les mathématiques occupent dans notre société et le rapport qui existe entre maths et genre. Il s’agit de montrer que les maths sont loin d’être socialement neutres, au sens où elles ne sont pas étrangères à des rapports de pouvoir et de domination qui produisent des inégalités sociales. Dans un deuxième temps – « Comment les maths excluent ? » –, l’article s’intéresse aux mécanismes de formation des inégalités sexuées : une fois constatés les rapports différenciés que filles et garçons entretiennent aux maths, comment les expliquer ? Le troisième temps (« Pour une pédagogie égalitaire en maths ») propose des moyens d’action et des outils pour agir dans la salle de classe en vue de rendre les mathématiques plus inclusives.

URLhttps://www.editions-retz.com/pedagogie/domaines-transversaux/l-eleve-pensant-est-un-chercheur-9782725640648.html#descriptif