Mises en scène de la permanence et de la mobilité dans le théâtre de Jean Giraudoux et d’Élisabeth Porquerol

TitreMises en scène de la permanence et de la mobilité dans le théâtre de Jean Giraudoux et d’Élisabeth Porquerol
Type de publicationCommunications avec actes
Année de publication2011
LangueFrançais
Titre de la Conférence/colloqueMises en scène de la permanence et de la mobilité dans le théâtre de Jean Giraudoux et d’Élisabeth Porquerol
Titre des actes ou de la revueLʼEspace dans lʼœuvre de Jean Giraudoux
Pagination257-265
Auteur(s)González Naranjo, R.
Directeur(s)Ildem, A. Etensel
Université, EditeurAnkara Üniversitesi Basimevi
Ville, PaysAnkara, Turquie
Numéro ISBN9789754829648
Mots-clésElisabeth Porquerol, espace théâtral, géocritique, Jean Giraudoux, théâtre d'entre-guerres
Résumé

La Guerre de Troie n’aura pas lieu de Jean Giraudoux a été créée en 1935, au Théâtre de l’Athénée, aujourd’hui devenu le Théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet. Les mises en scène de cette pièce de Giraudoux placent normalement les spectateurs face à un espace scénique permanent, où l’espace dramatique se fait réel. En l’occurrence, ces espaces sont constitués par Troie et le haut des remparts du palais de Priam, autant de lieux dont on admettra qu’ils sont stables. Jason, dont l’auteur est Élisabeth Porquerol, est une pièce méconnue, écrite en 1941-1942 et publiée en 1945 ; elle n’a jamais connu les honneurs de la mise en scène. Ici, contrairement à ce qui se passe chez Giraudoux, l’espace scénique est confronté à la représentation de la mobilité dans le mesure où le mythe des Argonautes, histoire d’un mouvement, est son essence. Jean Giraudoux, un des dramaturges les plus importants du XXème siècle, et Élisabeth Porquerol, dont l’existence est à peine connue, mais dont l’oeuvre a une valeur historique manifeste, montrent leurs idées sur leur époque. Ils se rejoignent sur certains points, mais exposent aussi différentes façons d’analyser le monde à travers les exemples de la guerre de Troie et du voyage des Argonautes, deux récits a priori éloignés mais dont le contenu présente des affinités chronologiques. Ce n’est cependant pas sous l’angle de la temporalité, mais plutôt sous celui de la spatialité que nous les abordons. Nous consacrons une attention toute particulière à l’espace scénographique et à l’espace scénique sous toutes leurs facettes (espace dramatique, espace ludique, etc.), mais aussi à l’espace textuel, à l’espace intérieur, à l’espace du public... La mise en scène de la permanence de la pièce de Giraudoux révèle par contraste la mise en scène virtuellement mobile de la pièce non représentée de Porquerol.