Modélisation du bien-être des conseillers de l’accompagnement professionnel des adultes : effets organisationnels, psychosociaux et/ou individuels ?

TitreModélisation du bien-être des conseillers de l’accompagnement professionnel des adultes : effets organisationnels, psychosociaux et/ou individuels ?
Type de publicationCommunications sans actes
Année de l'intervention2021
LangueFrançais
Titre de la Conférence/colloque21ème congrès AIPTLF Paris
Auteur(s)Dose, E., Desrumaux P., Bernaud jean-L. et Malola P.
Université, organisme21ème congrès AIPTLF
Ville, PaysParis
Mots-clésbien-être psychologique, counseling, LMX, satisfaction des besoins psychologiques, sentiment d’efficacité personnelle, soutien organisationnel
Résumé

1. Problématique

La qualité de vie des conseillers de l’accompagnement professionnel des adultes est peu étudiée (Tillou & Igalens, 2012 ; Yu, Lee & Lee, 2007) alors que leur nombre s’accroit (Bernaud, Cohen-Scali, & Guichard, 2007). Cette recherche permet de mieux comprendre les processus à l'œuvre dans le bien-être des professionnels de l'accompagnement et vise à proposer des pistes d’actions pour mieux manager ces publics et développer leur santé au travail. Elle teste un modèle des antécédents du bien-être psychologique au travail (BEPT) des conseillers en mesurant ses inducteurs organisationnel (le soutien organisationnel perçu : SOP), psychosocial (les échanges leader membre : LMX) et individuel (le sentiment d'efficacité personnelle : SEP).

Le BEPT se définit (Massé et al., 1998) par une relation positive et équilibrée de la personne avec elle-même, avec son travail, avec les membres de l’organisation, et avec l’organisation (Dagenais-Desmarais, 2011). Les soutiens de l’organisation (H1) et du superviseur (H2) (Tekleab & Chiaburu, 2011), le SEP (H3) (Bandura, 2002) et la satisfaction des besoins psychologiques (SBP) (Brien et al., 2012) (H4) devraient influencer le BEPT. En considérant le rôle central exercé par la SBP (Vansteenkiste & Ryan, 2013), on suppose qu’elle médiatisera la relation entre les inducteurs individuels SEP (H5), organisationnels SOP (H6) et psychosociaux LMX (H7) (De Almeida, Carapato, & Petot, 2004) et le BEPT.

2. Méthodologie

Les données ont été recueillies au moyen d’un questionnaire auto-administré, proposé en ligne (Dose, 2018), de 93 items auprès de 452 conseillers de l’accompagnement professionnel des adultes en France (330 femmes et 122 hommes), âgés de 41 ans en moyenne (SD = 9,38) et avec 7,65 années d’expérience professionnelle (SD = 7,46). Le questionnaire comprenait l’échelle du BEPT (Dagenais-Desmarais & Savoie ; 2012 ; 25 items ; α = .96), du SOP (Eisenberger, Cummings, Armeli, & Lynch, 1997 ; 8 items ; α = .89), du LMX (Graen, Novak, & Sommerkamp, 1982 ; 7 items ; α = .70), du SEP (O'Brien, Heppner, & Flores, 1997) en version française (Dose, 2018 ; 10 items, α = .90), de la SBP (Gillet, Fouquereau, Lequeurre, Bigot, & Mokounkolo, 2012 ; 15 items ; SBP autonomie α = .88, SBP compétence α = .85, SBP affiliation α = .78).

3. Résultats

La matrice de corrélation indique que les liens entre les variables sont tous significatifs et vont dans le sens des relations attendues. La modélisation par équation structurelle Partial Least Square avec l’approche des moindres carrés partiels (PLS-SEM) (Ringle, Wende, & Becker, 2015) montre que le SOP, le LMX et le SEP contribuent significativement au BEPT via la SBP d'autonomie et de compétence.

4. Discussion

La modélisation PLS-SEM (Dose, 2018) montre que les variables choisies expliquent le BEPT (R²=.76) des conseillers. Les trois inducteurs identifiés sont significativement influencés par le rôle médiateur de la SBP. En outre, le SEP semble être une préoccupation récurrente des conseillers (Dose & Desrumaux, 2016), la possibilité de développer les compétences en se formant et de favoriser leur autonomie grâce au soutien de l’organisation et du manager sont des leviers à prendre en considération pour leur BEPT.