Microplastiques environnementaux et phtalates : effets sur le ver estuarien Hediste diversicolor

TitreMicroplastiques environnementaux et phtalates : effets sur le ver estuarien Hediste diversicolor
Type de publicationCommunications sans actes
Année de l'intervention2021
LangueFrançais
Titre de la Conférence/colloqueDeuxième rencontre GDR Polymères & océans
jour/mois du congrès, colloque08/02-11/02
Mots-clésMicroplastiques ; Phtalates ; Hediste diversicolor
Résumé

Les déchets plastiques subissent dans les environnements aquatiques des processus de dégradation biotiques ou abiotiques générant des particules de plastiques de taille micrométrique, appelés microplastiques (MPs). De taille inférieure à 5 mm, les MPs peuvent être ingérés par une multitude d’organismes marins et transférés dans la chaîne trophique en ayant des impacts toxiques potentiels à tous les niveaux d’organisation biologique. Ces particules peuvent devenir des vecteurs potentiels de contaminants chimiques soit via leurs additifs, soit en adsorbants des polluants comme des métaux lourds ou des molécules organiques. Afin d’étudier la toxicité des MPs environnementaux sur des organismes aquatiques, il est donc indispensable d’investiguer les possibles effets synergiques des particules plastiques et de leurs additifs. Dans le cadre du projet Plastic Seine, l’analyse de macrodéchets de plastiques prélevés au niveau de l’estuaire de la Seine a montré la présence majoritaire de dérivés de phtalates notamment le di-n-butyl phtalate (DBP) à la concentration de 126.6 mg/kg de MPs. Ainsi, l’objectif de l’étude a été de comparer les effets des MPs obtenus par broyage de débris plastiques collectés dans l’estuaire de la Seine (contenant principalement des phtalates) avec ceux du DBP seul à des concentrations équivalentes, sur l’annélide polychète estuarien Hediste diversicolor. Des vers ont donc été exposés pendant 96h via du sédiment à un mélange de MPs (1 mg et 100 mg MPs/kg de sédiment) et à des concentrations équivalentes en DBP (0.126 et 12.6 µg DBP/kg de sédiment) ; La concentration en MPs de 1 mg/kg correspond à celle d’un sédiment faiblement contaminé, la plus élevée (100 mg/kg) correspondant à celle de sédiments fortement contaminés, comme ceux des zones portuaires. L’expression de gènes impliqués dans les réponses au stress comme les Heat-Shock Protéines (HSP), les métallothionéines (MT) et le métabolisme mitochondrial (COX) a été analysée par qRT-PCR. Les résultats montrent les profils d’expression des gènes chez les individus exposés aux MPs environnementaux comparés à ceux exposés aux phtalates seuls aux deux concentrations testées.