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Soutenance de thèse

De la capture du Witz : effets psychiques, fonction et place dans la théorie psychanalytique

Résumé

 Cette thèse interroge le mot d’esprit (Witz) comme formation de l’inconscient et opérateur de langage, en dialogue constant avec l’œuvre de Freud et l’enseignement de Lacan. L’étude s’appuie sur un parcours qui va des premiers travaux neurologiques de Freud sur l’aphasie (1891) à ses élaborations métapsychologiques dans L’interprétation du rêve (1900) et Le mot d’esprit et sa relation à l’inconscient (1905). Elle montre comment le Witz excède la seule économie du plaisir psychique pour toucher à la lettre, à lalangue et aux modalités du lien social. Chez Lacan, le Witz se révèle lieu de condensation entre le signifiant, la jouissance et le réel : il ne se réduit pas à un jeu rhétorique , mais advient comme événement de langage, produisant une scansion qui déstabilise le sujet et met en jeu sa division. Cette recherche met ainsi en évidence le pouvoir heuristique du Witz, figure la plus élaborée des formations de l’inconscient, qui permet d’articuler psychanalyse, littérature et philosophie autour de la question du savoir, du désir et de la transmission. 

Mots-clés : Witz, inconscient, lalangue, lettre, jouissance, réel, lien social, psychanalyse, littérature, philosophie. 

Abstract

 This dissertation examines the Witz as a formation of the unconscious and as an operator of language, in constant dialogue with Freud’s work and Lacan’s teaching. The study traces a trajectory that ranges from Freud’s early neurological investigations of aphasia (1891) to his metapsychological elaborations in The Interpretation of Dreams (1900) and Jokes and their Relation to the Unconscious (1905). It demonstrates how the Witz goes beyond the mere economy of psychic pleasure to engage with the letter, lalangue, and the modalities of the social bond. In Lacan’s perspective, the Witz emerges as a site of condensation between the signifier, jouissance, and the real: it is not reducible to rhetorical play but occurs as an event of language, producing a scansion that destabilizes the subject and sets its division into motion. Thus, this research highlights the heuristic power of the Witz as the most elaborate of the formations of the unconscious, making it possible to articulate psychoanalysis, literature, and philosophy around the questions of knowledge, desire, and transmission. Keywords: Witz, unconscious, lalangue, letter, jouissance, real, social bond, psychoanalysis, literature, philosophy.

ENTRÉE LIBRE

Infos pratiques
03 juillet
14h00 - 18h00
A venir
Directeur de thèse UCO