Aller au contenu principal
Colloque international

Management en Séries – Saison 5

Visuel du colloque

Management en Séries – Saison 5

Fair(e)-Play

Résumé des épisodes précédents

L'analyse des séries télévisées, en tant que fictions, permet souvent la mise en lumière de phénomènes spécifiques à partir du réel afin d'en dévoiler certains aspects. En cela, les séries constituent un miroir de la société avec lequel les théories managériales peuvent être confrontées. Cependant, l'étude des séries télévisées n'est sortie que récemment d'une relative confidentialité en management. On peut notamment mettre en relief les travaux de Grimand (2009) sur Les Simpson, de Holt & Zundel (2014) sur The Wire, de Sardais & Agogué (2019), Agogué & Sardais (2025), ou de Ruiz (2025) sur Game of Thrones, de Szpirglas (2023) sur La casa de Papel, de Dickason (2025) sur Reginald Perrin, de Rauch & Lespérance (2025) sur The Office, ou bien encore de Brassart & Galière (2025) sur Super Pumped ou de Dudézert (2026) sur Kaamelott… Les quatre premières saisons de ce colloque et leur valorisation dans l'ouvrage collectif Management en séries – Saison 1 (Giordano et al., 2025) labellisé ouvrage de recherche collectif en 2026 par la FNEGE, dans deux numéros spéciaux de la Revue Saison (n°8 de janvier 2025 et n°11 de mars 2026)1 et un numéro spécial de la revue Management et Avenir (n°152, avril 2026, « le manage-ment, (anti-)héros des séries »)2 témoignent de la vitalité et de la diversité de la recherche en management à partir du matériau sériel et de l'intérêt de l'analyse des séries télévisées comme ressource heuristique. En 2026, la constitution d'un atelier thématique lors de la conférence AIMS confirme l'intérêt de ce champ au sein de la communauté des sciences de gestion.

Lors des quatre premières saisons de Management en Séries, de nombreuses thématiques ont pu être abordées. La saison 1 a permis de révéler les liens étroits, notamment pédagogiques, entre séries et théories managériales, tout en adoptant une posture réflexive facilitant la distanciation avec l'objet d'études. Forte de ces explorations épistémologiques fondatrices, la saison 2 a permis d'aller plus loin dans la mobilisation du matériau sériel comme support à l'analyse et à la déconstruction de phénomènes qui mettent en lumière les questionnements éthiques et pratiques que se posent les organisations contemporaines. La saison 3, quant à elle, a accordé une attention particulière aux dynamiques d'inclusion sociale et aux représentations de la diversité au sein des organisations. Cette saison a ainsi mis en lumière la manière dont la fiction sérielle peut devenir un levier critique pour penser autrement les enjeux d'identité, de genre, de handicap ou d'égalité dans les mondes professionnels. La saison 4 s'est focalisée sur la série comme patrimoine et comme vecteur de valorisation, dans une perspective à la fois intra et extra-diégétique. Elle a permis de souligner que les séries sont des objets patrimoniaux à part entière (comme on a pu le voir avec la série Arsène Lupin) mais aussi des supports de valorisation de différents types de patrimoines (historiques, culturels, gastronomiques…etc.). La saison 4 a également permis d'aborder les questions méthodologiques liées à l'étude des séries. Elle a notamment souligné l'intérêt de considérer les séries comme des matériaux d'analyse spécifiques, appelant des démarches adaptées à leur format, à leur temporalité et à leurs usages.

 

Cette saison dans Management en Séries…

En 2027, le colloque Management en Séries se tiendra à Angers. Il sera organisé conjointement par l'IAE Angers et le laboratoire GRANEM (Université d'Angers), le CHUS (Université catholique de l'Ouest), ainsi que l'ESSCA School of Management. L'évènement réunira ainsi trois des principaux établissements d'enseignement supérieur de la ville d'Angers.

Pour cette nouvelle saison, les questions de jeu, de sport et d'éthique seront au cœur de la réflexion : comment les séries mettent-elles en récit et en représentation le sport, le jeu ainsi que l'éthique (voire son absence) ? Dans quelle mesure ces productions mettent-elles en scène les dilemmes moraux inhérents aux logiques de compétition (dopage, triche, manipulation, corruption, violences) ?

 

Axe 1 : Fair(e)-Play : Jeux, Sport & Éthique dans les séries TV

Les séries télévisées, qu'il s'agisse de fictions sérielles, de formats non fictionnels ou de séries documentaires, investissent depuis plusieurs décennies les univers du jeu et de la compétition. Ceux-ci sont explorés via des contextes variés, que ce soit du sport (e.g., Ted Lasso, The English Game, Dragon Ball, Olive et Tom, Olympo, Unchained, Cheers, Spinning Out), des jeux de stratégie (e.g., Le jeu de la Dame, Devil's Plan, Loup-Garou, Les Traîtres, Yu-Gi-Oh !), voire de survie (e.g., Squid Game, Alice in Borderland, Battle Royale, Koh-Lanta). Ces productions constituent un terrain d'analyse fertile pour interroger les modes de gouvernance des équipes, les pratiques de marketing et la communication associées au sport et au jeu, ainsi que les enjeux éthiques et financiers (e.g., La Fièvre) qui traversent ces différents domaines. Le jeu et le sport jouent également un rôle non négligeable dans les organisations dans la gestion du collectif. Dans cette perspective, cet axe propose d'explorer notamment la manière dont les séries mettent en scène les normes éthiques, organisationnelles et institutionnelles au sein d'environnements ludiques, sportifs et compétitifs. À ces thématiques s'ajoutent les questionnements liés aux formes sérielles non fictionnelles, telles que les télé-réalités ou les jeux télévisés à fil narratif (e.g., Koh-Lanta, Top Chef, Loup-Garou, Les Traîtres) ainsi que les séries documentaires consacrées au sport (e.g., America's Sweetheart, Cheer, Formula 1 : Drive to Survive, Nadal, Tour de France Unchained, Six Nations, Quaterback). Ces formats contribuent, en effet, à proposer des mises en récits spécifiques, à la frontière entre divertissement et captation du réel, tout en adoptant les codes du format sériel.

On pourra alors, de manière non exhaustive, s'intéresser aux questions suivantes :

  • Comment les séries participent-elles à la découverte, à la compréhension et à l'engouement autour de sports, de jeux ou des métiers qui y sont associés ?
  • Quels impacts ces séries exercent-elles sur le monde socio-économique et les territoires ?
  • Comment les sportifs, les équipes ou les clubs s'approprient-ils l'univers sériel à des fins de médiation ou de rayonnement ?
  • Comment les séries mettent-elles en scène les dilemmes éthiques liés à la compétition (dopage, triche, manipulation, corruption, violences physiques et psychologiques) ?
  • En quoi les séries permettent-elles d'interroger les dimensions polysémiques de la réglementation ou de l'arbitrage ?
  • En quoi la représentation des tensions entre compétition et coopération permet-elle d'illustrer ou de questionner les théories managériales de la performance, de l'éthique et de l'équité ?
  • Dans quelle mesure les séries ludiques et sportives permettent-elles de mettre en lumière des inégalités (sociales, de genre, etc.) tout en participant à leur reproduction à des fins d'audience, de visibilité ou de valorisation économique ?
  • Comment les séries ludiques et sportives permettent-elles d'interroger les limites éthiques à la fois de nos sociétés et de la télévision elle-même ?
  • Que nous apprennent ces séries sur les univers du sport et du jeu professionnel et sur nos représentations de la compétition ? Observe-t-on des différences culturelles selon les aires de production (Europe, USA, Corée du Sud, Brésil, etc.) ?

 

Cet axe s'intéresse donc à la fois aux séries fictionnelles, aux séries non fictionnelles ludiques et sportives (télé-réalité et jeux télévisés avec un fil conducteur) et aux séries documentaires consacrées au sport, dans une acception large de l'expression « séries télévisées ».

 

Axe 2 : Pédagogie avec les séries télévisées

Les séries, comme toute fiction, représentent des matériaux empiriques à part entière, qui sont utiles pour la pédagogie à la fois en proposant des représentations spécifiques ou alternatives du réel opérantes pour transmettre des connaissances (Le Goff, 2024). Les séries constituent ainsi des supports de transmission de connaissances pertinents.

  • Les séries comme démarche pédagogique émancipatoire. La série est un objet de culture populaire qui peut résonner plus simplement avec les préoccupations, trajectoires de vie et capital social et culturel d'étudiants qui se sentent à l'écart d'une connaissance académique considérée comme pouvoir et donc (re)productrice de hiérarchies sociales.
  • La question de la « performance pédagogique » des séries télévisées dans l'enseignement du management. Dans quelle mesure les fictions sérielles constituent-elles des outils efficaces pour transmettre des savoirs, susciter l'engagement des apprenants et développer des compétences analytiques ? Comment évaluer leur impact sur l'acquisition de connaissances, la compréhension des enjeux managériaux ou encore la capacité à adopter une posture critique ?
  • Les séries comme « fictionnalisation » aux vertus pédagogiques (parcours d'entrepreneurs et/ou d'organisations, grands événements économiques, financiers, etc.). Quelles sont les opportunités et limites de l'utilisation des séries dans la salle de classe ? Quels sont les retours et réactions des étudiants face aux séries utilisées ?

 

Axe 3 : Représentations et imaginaires des mondes du travail et des organisations dans les séries

Les séries, comme toute fiction, représentent des matériaux empiriques à part entière, qui sont utiles pour la recherche et la pédagogie à la fois en proposant des représentations spécifiques du réel ou des représentations alternatives du réel opérantes pour construire de la connaissance scientifique (Cavell, 1979 ; Dreyfuss & Rascol-Boutard, 2018). La fiction permet d'aborder les paradoxes et les tensions qui traversent le réel. Par ailleurs, la fiction, mais aussi la fiction sérielle, représentent des communs mobilisables pour la transmission des savoirs et le dialogue des chercheurs avec la société (Laugier, 2019). Par ailleurs, la série, comme d'autres formes fictionnelles, permet un accès à des phénomènes qu'on sait inaccessibles par l'arsenal des méthodes qualitatives ou qui sont impossibles à décrire ou d'écrire par des narrations habituelles. Elle peut alors créer des possibilités nouvelles, qu'il s'agisse de mettre au jour l'inaccessible ou de le raconter. Afin d'élargir ce champ, cet axe propose d'aborder notamment les questions suivantes (non exhaustives) :

  • Les séries comme moyen d'aborder des sujets sociaux et organisationnels sensibles (harcèlement, violences, domination, etc.). La série est un moyen d'importer les questions sociétales dans l'organisation (environnement et climat, féminisme et mouvement woke, société de consommation, « start-up nation », etc.). Il pourrait aussi s'agir d’appréhender comment les acteurs médiatiques, institutionnels ou militants voient dans certaines séries un matériau susceptible de servir ou nourrir des démarches de sensibilisation de différents publics, voire de lutte contre des phénomènes (par ex. 13 Reasons Why, Adolescence, Querer, Des gens bien ordinaires).
  • Les séries comme matériau pertinent pour la diffusion de la recherche critique en management. On peut évoquer par exemple la série comme support à la déconstruction (« bullshit » managérial, leadership toxique et les divers « -washing » : social-, green-, pink-, great-, etc.).
  • Les temporalités de la série, vertus et limites. Comment les séries permettent-elles une analyse des défaillances organisationnelles sur des périodes compressées ou prolongées ?
  • Les séries et les questions éthiques inhérentes au management. Quels enseignements tirer des séries pour la responsabilité sociale des entreprises et la gestion des risques éthiques ? Comment ces narrations peuvent-elles aider les managers à anticiper et à gérer les dilemmes éthiques en entreprise ? Dans quelle mesure peuvent-elles susciter ou accompagner une réflexion sur le travail ?

 

Axe 4 : Conditions de production, de diffusion et de réception des séries

La série est elle-même un produit et ses conditions de fabrication et de diffusion ont des implications managériales internes (la série comme industrie) et externes (le marché des séries) dont l'analyse constitue un champ à explorer. Les questions qui se posent sont par exemple les suivantes : comment les séries sont-elles managées ? Comment est organisée la production, notamment autour d'un collectif créatif ? Dans quelle mesure l'industrie audiovisuelle et télévisuelle, mais aussi les industries marketing et touristiques développées autour de ces productions, ont-elles un impact sur les séries elles-mêmes ? Et réciproquement ? Et comment les séries sont-elles reçues, consommées, appréciées, détestées ? C'est à la production des séries télévisées, à leur réception et à leur consommation que cet axe va s'intéresser.

On pourra alors, toujours de manière non exhaustive, s'intéresser aux questions suivantes :

  • Quel est le management au sein des entreprises de production et de distribution de contenu ? Quel a été par exemple l'impact des grèves des scénaristes ?
  • Comment les plateformes influencent-elles la création originale de contenus et le placement de produits ? Cela entraîne-t-il des modifications de business model ?
  • Quels sont les comportements de consommation des séries ? Y a-t-il des pratiques déviantes (partage de comptes, speed et/ou binge watching, visionnage boulimique, visionnage sur le lieu de travail, etc.) ? Quel est leur contrôle éventuel ? Sont-elles des nouvelles formes de résistance au capitalisme de plateforme ?
  • Quelle réception médiatique pour les séries ? Quelles audiences ?
  • Comment se constitue une communauté de fans et quelle peut être son influence sur la série ?
  • Comment gérer des franchises ? Quelle est la marchandisation des séries et quelles sont les expériences transmédias proposées (ex. : produits dérivés, visites de studios, de lieux de tournage, etc.) ?
  • Pourquoi une telle fascination pour certaines professions (médicales, justice, renseignement) et pour les activités criminelles (dealers, braqueurs) ?
  • Quels biais idéologiques et politiques induits par les modes de production des séries ?
  • L'industrie des séries a-t-elle des effets en termes de (sur)(sous)représentation des phénomènes et groupes sociaux, mais aussi d'isomorphisme sectoriel, de mondialisation des modes de production et de contraintes exercées sur d'autres industries (cinéma, littérature, etc.) ?
  • Quels effets pour les industries créatives de la domination de l'écriture sérielle ? Y a-t-il un « effet plateforme » (ex. : « netflixisation », business models, idéologies sous-jacentes, production, formats, segmentation et diffusion, etc.)
  • En quoi la production mondialisée ou l'accès mondial de séries permet de saisir véritablement la pluriversalité des mondes ou de renforcer la production d'un « autre », de différences et d'assignations identitaires ?
  • Quelle place ont les minorités visibles et invisibles dans la production de séries ?

 

Axe 5 : Méthodologies d'étude des séries

Si la fiction peut être analysée comme une source de données utile pour explorer l'expérience subjective de la vie organisationnelle (Phillips, 1995) et si le lien entre fiction et organisation a déjà été mis en évidence en théorie des organisations (Savage, 2017 ; Kalkman, 2024), la question se pose de la spécificité du matériau fictionnel des séries et de la spécificité des méthodes d'étude de ce matériau pour la recherche en management. Plusieurs communications en ce sens ont été présentées à Orléans en 2026, nous souhaitons poursuivre cette dynamique. Par exemple en proposant des éléments de réflexion sur les sujets suivants :

  • En termes de données, quels sont les apports pour la recherche en management du matériau de la fiction sérielle audiovisuelle au regard d'autres matériaux fictionnels ?
  • Quelle unité d'analyse privilégier pour bénéficier de la richesse du matériau : épisode ? Saison ? Intégrale ?
  • Quelles méthodes d'analyse adopter pour tenir compte de la richesse de ce matériau à la fois récit, image, son, musique... ?
  • Quels sont les critères à privilégier pour sélectionner une série pertinente pour son étude en management : proximité thématique ? Proximité temporelle ? Audience ? Impact sociétal ? Canal de diffusion ?
  • Les méthodes d'analyse peuvent-elles être les mêmes pour tous les genres de séries (policières, historiques, romances, comédies, science-fiction…) et pour toutes les origines culturelles des séries (nord-américaines, latino-américaines, européennes, etc.) ?
  • Dans quelle mesure l'analyse sérielle peut-elle s'inspirer des méthodes issues de la netnographie, en prenant en compte les usages des spectateurs et les communautés de fans comme partie prenante de la réception du récit ?

 

1https://classiques-garnier.com/saison-la-revue-des-series.html
2https://shs.cairn.info/revue-management-et-avenir-2026-2-page-15?lang=fr

 

Bibliographie

Agogué, Marine et Sardais, Cyrille (2025). Comprendre le leadership avec la série Game of Thrones, EMS.

Brassart, Chloé et Galière Sophia (2025). « Episode 11. Super Pumped. Du mythe de l'entrepreneur au travail institutionnel d'Uber », in Florent Giordano et al. (dirs), Management en Séries - Saison 1: Scénariser, produire, mettre en scène le management avec les séries TV, EMS, p. 185-196.

Cavell, Stanley (1979). The world viewed: reflections on the ontology of film. Enl. ed. Cambridge: Harvard University Press.

De Sousa Santos B. (2016), Épistémologies du Sud : mouvements citoyens et polémiques sur la science, Desclée de Brouwer.

Dickason, Rebecca (2025). « Episode 5. "De l'autre côté du miroir" : le théâtre de la vie organisationnelle, entre authenticité, disjonctions et désalignements dans Reginald Perrin », in Florent Giordano et al. (dirs), Management en séries - Saison 1: Scénariser, produire, mettre en scène le management avec les séries TV, EMS, p. 89-104.

Dreyfuss, Laurence & Rascol-Boutard, Sylvie (2018), « Les séries télévisées, un support pédagogique impliquant », @ GRH, vol. 26, n° 1, p. 103-122.

Dudézert, Aurélie (2026) Kaamelott ou le « voyage du manager » dans la transformation digitale. EMS.

Giordano, Florent, Pierronnet, Romain, Szpirglas, Mathias & Edey Gamassou, Claire (Dirs.). (2025). Management en séries - Saison 1 : Scénariser, produire, mettre en scène le management avec les séries TV. EMS.

Grimand, Amaury (2009). « Fiction, culture populaire et recherche en gestion. Une exploration croisée à travers la série Les Simpsons », Revue française de gestion, 194, n° 4, p. 169-185.

Holt, Robin & Zundel Mike (2014). « Understanding Management, Trade, and Society Through Fiction: Lessons from The Wire », Academy of Management Review, 39, n° 4, p. 576-585.

Kalkman, Jori Pascal (2024). « Exploring the Human Condition: A Methodological Literature Review of Fiction-Based Research », International Journal of Qualitative Methods, 23.

Laugier, Sandra (2019). Nos vies en séries : philosophie et morale d'une culture populaire. Climats.

Phillips, Nelson (1995). "Telling Organizational Tales: On the Role of Narrative Fiction in the Study of Organizations", Organization Studies, 16(4), 625-649.

Le Goff, Joan (2024). « Qui se souvient de The Wire ? De la difficulté d’intéresser des étudiants à la stratégie avec une série oubliée », Question(s) de management, nº 52(5), p. 55-64.

Rauch, Sophie & Lespérance, Catherine (2025). « The Office, ou l'art de déconstruire la motivation au travail », Saison, n°8, p. 121-139.

Roussie, Marie et Adam-Ledunois, Sonia (2025). « Episode 14. La série de science-fiction au service de l'organisation. Le cas du programme Red Team Défense du ministre des Armées français », in Florent Giordano et al. (dirs), Management en séries - Saison 1: Scénariser, produire, mettre en scène le management avec les séries TV, EMS, p. 221-235.

Ruiz, Émilie (2025). « Episode 6. Apprendre la théorie et la sociologie des organisations avec Game of Thrones », in Florent Giordano et al. (dirs), Management en séries - Saison 1: Scénariser, produire, mettre en scène le management avec les séries TV, EMS, p. 98-111.

Sardais, Cyrille & Agogué, Marine (2022). « La fin du charisme, la chute du personnage de Daenerys dans la série Game of Thrones », Revue française de gestion, 48, n° 303, p. 125-142.

Savage, Paul, Cornelissen, Joep P. & Franck, Henrika (2017). Fiction and Organization Studies. Organization Studies, 39(7), 975-994.

Szpirglas, Mathias (2023). Comprendre le management avec la Casa de Papel, EMS.

Wajcman, Gérard (2014). « Trois notes pour introduire à la forme "série" ». La Cause du Désir, 87(2), 42-46.

 

Inscription obligatoire via CE SITE.

Les auteur·ices veilleront à présenter la série et si possible à indiquer des adresses en ligne/des liens pour permettre d'en découvrir a minima des extraits. Les productions audiovisuelles provenant de toutes les zones géographiques peuvent être étudiées – et ce quel que soit l'axe dans lequel le pilote s'inscrit. À ce sujet, le colloque ne peut qu'encourager à dépasser un choix de corpus (tant académique que sériel) relevant seulement du Nord (au sens de l'opposition Nord/Sud des épistémologies du même nom, cf :De Sousa Santos, 2016), voire à interroger tant dans le domaine de la production que du contenu proposé comment ces relations Nord/Sud structurent notre compréhension du lien entre séries et management.

Notre colloque valorise depuis ses débuts les travaux d'étudiants, de master notamment, portant sur les liens entre séries télévisées et management. Vous pouvez donc les inciter à soumettre (ou soumettre pour eux en cas de difficulté avec la plateforme) leurs travaux universitaires dans un format libre. Dans ce cas, merci de cocher la case spécifique proposée pour ces travaux lors de la soumission. Ces travaux feront l'objet d'un processus de sélection spécifique.

Les membres du comité d'organisation qui soumettent une communication au colloque sont de fait exclus du processus de sélection des papiers et leurs pilotes sont évalués à l'issue d’un processus en double-aveugle.

 

Valorisation

Dans la continuité des précédentes éditions du colloque Management en Séries, plusieurs pistes de valorisation scientifique sont envisagées. Parmi celles-ci, un numéro spécial de la revue RIMHE en articulation avec le colloque est prévu pour 2027.

 

Modalités de soumission
Calendrier de diffusion
  • Ouverture du site web du colloque (https://mgtseries5.sciencesconf.org/) et du dépôt des pilotes : 8 Juillet 2026
  • Clôture de l'envoi des pilotes sur la plateforme SciencesConf : 28 Octobre 2026 
  • Retour sur les pilotes par la production scientifique : 15 Décembre 2026
  • Date limite d'inscription au colloque : 28 Février 2027
  • Diffusion de la saison 5 à Angers : 31 Mars au 2 Avril 2027

 

Format des pilotes

5 pages (hors page de garde comprenant le titre, le résumé et 5 mots clés et hors bibliographie), 12pt, interligne 1,5, marges : 2 cm (h,b,g,d). 

Police : Times New Roman.

Merci de déposer vos propositions sur https://mgtseries5.sciencesconf.org/, sous la forme d'un fichier anonymisé (+ purge des métadonnées) au format PDF.

 

Normes bibliographiques
  • Ouvrage : Nom de l'auteur, Prénom (année de publication). Titre de l'ouvrage, Éditeur, Lieu d'édition (exemple : Gabison, Yaël (2016). Devenez le héros de votre vie ! 30 leçons de leadership des héros de séries TV, Eyrolles, Paris., ISBN 978-2212564402).
  • Article : Nom de l'auteur, Prénom (année de publication). « Titre de l'article », Titre de la revue, vol. x, n° x, mois de publication, p. x-y, (exemple : Schweidel, David. A. & Moe Wendy. W. (2016). « Binge Watching and Advertising », Journal of Marketing, vol. 80, n° 5, p. 1-19., DOI:10.1509/JM.15.0258).
  • Chapitre d'ouvrage : Nom de l'auteur, Prénom (année de publication). « Titre du chapitre », in Prénom et Nom de l'auteur en petites capitales (dir. ou dirs. si plusieurs auteurs), titre du livre, éditeur, p. x-y (exemple : Perrenoud, Philippe (1993). « Curriculum : le formel, le réel, le caché », dans Houssaye, Jean (dir.), La pédagogie : une encyclopédie pour aujourd'hui, ESF Sciences Humaines, p. 61-76, ISBN 978-2-7101-2569-3.)

 

Usage de l'Intelligence Artificielle

L'usage de l'intelligence artificielle générative ne peut être formellement interdit, mais il doit rester strictement limité et maîtrisé. Les propositions soumises pourront faire l'objet de vérifications à l'aide d'outils spécifiques. Tout recours excessif ou manifestement non maîtrisé à l'IA générative pourra conduire au rejet de la proposition. Les auteur·ices demeurent pleinement responsables de l'intégralité de leur texte et de l'exactitude des références mobilisées. Toute hallucination bibliographique, citation inventée, référence inexistante ou attribution erronée vaudra exclusion du papier du processus d'évaluation.

Les évaluateur·ices sont également tenu·e·s de limiter leur propre recours à l'IA générative et d'assumer pleinement la responsabilité scientifique de leurs avis, commentaires et recommandations.

 

Informations pratiques

Les modalités d'inscription et d'accès au lieu du colloque, ainsi qu'une liste d'hôtels et d'autres informations seront mises en ligne au fur et à mesure sur le site SciencesConf du colloque.

Le comité d'organisation du colloque Management en Séries n'est pas sans méconnaître les difficultés financières qui traversent le monde de l'enseignement supérieur et de la recherche ni l'importance, en particulier pour les jeunes collègues non titulaires, de valoriser les travaux de recherche au sein de conférences, lieu de socialisation important pour la construction d'un réseau académique. En conséquence, si vous souhaitez soumettre un pilote à notre conférence et que votre institution de rattachement est dans une situation financière complexe, nous vous remercions de nous l'indiquer à tout moment (soumission, acceptation le cas échéant, inscription) afin que le comité d'organisation puisse étudier les solutions alternatives qu'il serait possible de mettre en place.

Le mercredi 31 mars sera dédié à une session de papiers en co-modal et à une session de working papers. Les journées des 1er et 2 avril seront intégralement en présentiel à Angers.

 

Pour toute question, vous pouvez vous adresser à : management-series-co-showrunne-reuses@groupes.renater.fr

Infos pratiques
31 Mars - 2 Avril
9h00-18h00 | 9h00-20h00 | 9h00-15h00
Université d'Angers / UCO Angers
Comité d'organisation UCO
Comité d'organisation hors UCO
  • Véronique Attias-Delattre (Université Gustave Eiffel)
  • Yoann Bazin (Université Paris Nanterre)
  • Sandrine Benoist (Université de Reims Champagne-Ardenne)
  • Erwan Boutigny (Université Le Havre Normandie)
  • Charlène Carreteiro (Université d'Orléans)
  • Romain Degouve (Université d'Angers)
  • Guillaume Detchenique (ESSCA School of Management)
  • Aurélie Dudézert (Institut Mines-Télécom Business School)
  • Claire Edey Gamassou (Université Paris-Est Créteil)
  • Florent Giordano (Université de Reims Champagne-Ardenne)
  • Aurore Ingarao (Université d'Orléans)
  • Carol-Anne Loher-Delalune (Université d'Angers)
  • Émeline Martin (Université d'Angers)
  • Mamadou Ndione (Université d'Orléans)
  • Geneviève Paviot (Université d'Orléans)
  • Xavier Philippe (EM Normandie)
  • Romain Pierronnet (Université de Lorraine)
  • Sophie Raynaud (Excelia Business School)
  • Sophie Renault (Université d'Orléans)
  • Sandra Rimbert (Université d'Orléans)
  • Mathias Szpirglas (Université Gustave Eiffel)
  • Marie-Pierre Vaslet (Université de Tours)
Comité scientifique UCO
Comité scientifique hors UCO
  • Sonia Adam-Ledunois (Université Paris Dauphine-PSL)
  • Marine Agogué (HEC Montréal, Canada)
  • Véronique Attias-Delattre (Université Gustave Eiffel)
  • Mathilde Aubry (EM Normandie)
  • Yoann Bazin (Université Paris Nanterre)
  • Marion Beauvalet (Université Paris Dauphine-PSL)
  • Sandrine Benoist (Université de Reims Champagne-Ardenne)
  • Erwan Boutigny (Université Le Havre Normandie)
  • Anaïs Boutru (Université Paris Dauphine-PSL)
  • Pascal Brassier (IAE Clermont – Auvergne)
  • Justine Breton (Université de Lorraine)
  • Charlène Carreteiro (Université d'Orléans)
  • Tarik Chakor (Aix-Marseille Université)
  • Manon Châtel (Université Laval, Canada)
  • Véronique Chossat-Noblot (Université de Reims Champagne-Ardenne)
  • Jean-Philippe Danglade (KEDGE Business School)
  • Guillaume Detchenique (ESSCA School of Management)
  • Aurélie Dudézert (Institut Mines-Télécom Business School)
  • Pierre Denmat (Université Paris Nanterre)
  • Rebecca Dickason (Université de Rennes)
  • Loubna Echajari (Université de technologie de Troyes)
  • Claire Edey Gamassou (Université Paris-Est Créteil)
  • Fabien Eymas (Université de Haute-Alsace)
  • Olivier Germain (Université du Québec à Montréal, Canada)
  • Florent Giordano (Université de Reims Champagne-Ardenne)
  • Amaury Grimand (Nantes Université)
  • Aurélia Heurteux (Université de Reims Champagne-Ardenne)
  • Aurore Ingarao (Université d'Orléans)
  • Aurore Labadie (Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3)
  • Ève Lamendour (Université de La Rochelle)
  • Louise Lecomte (Université Jean Moulin Lyon 3)
  • Catherine Lespérance (ESCP Business School)
  • Carol-Anne Loher-Delalune (Université d'Angers)
  • Joan Le Goff (Université Paris-Est Créteil)
  • Dorian Marchais (Université de Reims Champagne-Ardenne)
  • Virginie Martin (KEDGE Business School)
  • Régis Martineau (ICN Business School)
  • Delphine Minchella (EM Normandie)
  • Mamadou Ndione (Université d'Orléans)
  • Éline Nicolas (Université d'Orléans)
  • Jean-Francis Ory (Université de Reims Champagne-Ardenne)
  • Geneviève Paviot (Université d'Orléans)
  • Stéphan Pezé (Université Toulouse Capitole)
  • Xavier Philippe (EM Normandie)
  • Briac Picart Hellec (Université Le Havre Normandie)
  • Romain Pierronnet (Université de Lorraine)
  • Sophie Rauch (NEOMA Business School)
  • Sophie Raynaud (Excelia Business School)
  • Sophie Renault (Université d'Orléans)
  • Sandra Rimbert (Université d'Orléans)
  • Aurélie Ringeval-Deluze (Université de Reims Champagne-Ardenne)
  • Émilie Ruiz (Université Savoie Mont Blanc)
  • Lamia Sadoun (Université de Reims Champagne-Ardenne)
  • Alexandre Salvatori (Université Paris-Est Créteil)
  • Monika Siejka (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines - Université Paris-Saclay)
  • Mathias Szpirglas (Université Gustave Eiffel)
  • Sabrina Tanquerel (EM Normandie)
  • Albéric Tellier (Université Paris Dauphine-PSL)
  • Marie-Pierre Vaslet (Université de Tours)
  • Olivier Vidal (CNAM)
  • Jean-Baptiste Welté (Université Bourgogne Europe)
Liens utiles
Equipe(s) UCO faculté(s)
Faculté des Humanités
Campus
UCO Angers