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Journée doctorale

Rechercher, chercher ailleurs

Affiche de la journée doctorale

Rechercher, chercher ailleurs

Journée doctorale Psychopathologie clinique et psychanalyse du laboratoire RPPsy - composante UCO : 2ème édition 

Argumentaire

Rechercher quelle drôle d'idée ! À quel désir, cette idée peut-elle répondre ? Le désir de trouver ? C'est-à-dire vivre la jouissance d'une découverte par anticipation ? Ou bien, est-ce jouir de la dotation d'une quête qui nous dépasse, qui nous transcende en quelque chose d'autre le temps de la recherche dont la découverte de l'objet provoquerait l'aphanisis ? Quelle que soit la chose que nous cherchions, c'est une façon différente d'aborder une autre façon d'être et de se positionner dans le monde, ce qui nous permet de renouveler notre relation personnelle au lien social. Une figure de soi : objet démembré tentant de joindre la chose par la recherche.

Quant à re-chercher à entendre chercher à nouveau, comme un retour aux textes pour les renouveler, n'est-ce pas une entreprise étrange ? Pour repartir sur les pas de Lacan, il dit que l'être humain est parlé avant d'être parlant, que la relation à l'Autre est primordiale et s'ancre dans une dialectique de dépendance et de séparation. Alors, n'y a t-il pas à lire dans l'acte de re-chercher une tentative, un moyen, un effort par lequel sont produits des effets d'énoncés nouveaux pour exister ? D'une manière nouvelle d'agencer les mots, d'adapter les concepts à l'air du temps, selon un construction singulière et atypique, à la manière d'un auteur qui
déconstruisant sa langue maternelle cherche enfin à habiter la sienne ?

Nous ne parlons pas la même langue et pourtant à travers la recherche naît une tentative de compréhension, voire de rapprochement à travers les mots d'une potentielle vérité. La recherche s'appuie sur le désir du chercheur mais cela suffit-il ? Est-il nécessaire d'aller ailleurs, de s'appuyer sur autre chose ? Cet ailleurs peut-il nous ramener vers un espace de recherche, comme un au-delà du désir du chercheur pour construire sa thèse. Notre pêché originel semble nous pousser à chercher à travers cet ailleurs.

 

Entrée libre

Possibilité de suivre la journée sur Teams : s'adresser à alexandre.levy@uco.fr

Vendredi 22 Mai 2026

UCO Angers - amphi IB309
8h30

Accueil des participants

9h00

Ouverture et présentation par Nicolas MATHIEU (Doctorant en psychanalyse)

9h10

1ère séance plénière

Discutants : Nicolas MATHIEU (Doctorant en psychanalyse) et François DAVID (Doctorant en psychologie)

Louise ROMET-VEAUVY (Doctorante en psychanalyse) : « Au commencement était l'Absence. Ou, comment la pratique en sexologie clinique met en évidence l'absence comme déclencheur »

La démarche de chercher semble s'appuyer sur un désir qu'il faut déplier, qu'il faut pousser pour aller plus loin, plus en profondeur dans ce qu'il est et dans ce qu'il permet d'atteindre comme ailleurs. Cet ailleurs semble nous renvoyer en permanence non plus vers le désir initial mais plutôt vers un au-delà, un déshabillement. Ma pratique en sexologie clinique vient illustrer ce moment déclencheur ; qui est non plus un désir, mais une absence. L'absence se ferait-elle le commencement ?

Caroline GRANIER (Doctorante en psychanalyse) : « D'une recherche de l'objet perdu dans le temps proustien à Lalangue »

Est-il possible d'envisager la recherche comme une enquête qui peut conduire le doctorant à cerner qu'il est plus cherché que chercheur ? Et lorsque ce dernier tente d'inscrire quelque chose de sa quête dans un dire qui s'écrit, se peut-il qu'il se révèle Lalangue ? La littérature en tant qu'ailleurs offre au chercheur en psychanalyse une voix dont l'écho invite à arpenter un chemin singulier.

10h45

Pause café

11h00

1ère séance plénière - suite

Discutants : Nicolas MATHIEU (Doctorant en psychanalyse) et Caroline GRANIER (Doctorante en psychanalyse)

Dimitri LORRAIN (Doctorant en psychanalyse) : « Se porter ailleurs : l'écriture du secret de Derrida et sa lecture »

L'écriture de Derrida (particulièrement dans « Circonfession ») consiste en une affirmation de l'existence d'un secret. En partant de la réflexion d'Alexandre Lévy sur l'hantologie et l'hontologie, j'aimerais présenter, de manière indirecte et conceptuelle, en quoi ma recherche sur la question du secret chez Derrida a été pour moi une manière de traverser certains secrets familiaux hantant ma parole et ma vie.

12h00

Pause déjeuner

14h00

2nde séance plénière

Discutants : Caroline GRANIER (Doctorante en psychanalyse) et Mathilde DURUFLÉ (Doctorante en psychanalyse)

Nicolas MATHIEU (Doctorant en psychanalyse) : « Je ne re-cherche pas, je me trouve »

Pouvons-nous re-chercher un langage commun entre le chercher, le rechercher et le trouver ? Si chercher relève d'un mouvement, rechercher suppose plutôt une inscription. Mais entre, le rechercher et le trouver, il y a une béance qui relève de l'expérience à la première et la troisième personne du « je ». Nous mettrons ainsi en perspective l'expérience subjective de la sublimation comme principe opératoire dans le déplacement d'un apprenant à un apprenant sujet.

Hyun LEE (Doctorant en psychanalyse) : « La recherche pour-quoi ? : Le discours de chercheur dans la tension entre savoir et ignorance »

La recherche n'est pas seulement production de savoir, mais un acte engageant la position du sujet dans un discours. Elle naît d'un rapport au non-savoir, entendu comme manque structurant plutôt que comme déficit. Le « pour-quoi » de la recherche désigne ainsi l'orientation du sujet entre savoir, ignorance et désir.

16h00

Pause café

16h15

2nde séance plénière

Discutants : Caroline GRANIER (Doctorante an psychanalyse) et François DAVID (Doctorant en psychologie)

Mathilde DURUFLÉ (Doctorante  en psychanalyse) : « Le doctorant, personnage de science-fiction ? »

Je propose de penser la figure du doctorant comme un personnage, en suivant la voie tracée des quêtes initiatiques racontées par Rufin, Bordage, Huxley, Vornaburg ou encore Herbert. Dans ces dystopies (et beaucoup d'autres), l'homme parlant est un agent de subversion et sa prise de parole ne se mesure qu'à l’aune du danger d'effacement dont il est le sujet. Considérant ce risque comme point déclencheur entre prise de parole et écriture, je me demande alors si le doctorant ne serait pas héraut d'un pousse-à-savoir, Faiseur d'une science
qui ne peut se fonder sans la fiction d'être incarnée quelque part dans le Savoir-Monde.

17h15

Clôture de la journée par Charles ROMET (Psychologue clinicien, anthropologue)

 

Infos pratiques
22 Mai
8h30-18h00
UCO Angers - amphi IB309
Comité d'organisation UCO
  • Nicolas Mathieu
  • Louise Romet-Veauvy
  • François David
Fichiers utiles
Equipe(s) UCO faculté(s)
Faculté des Sciences humaines et sociales
Campus
UCO Angers