CaDanse : Cndc A[na]rchiver la danse
CaDanse : Cndc A[na]rchiver la danse
Projet régional
Financement MSH Ange Guépin
En partenariat avec Université d'Angers, Nantes Université
Ce projet permet d'initier un débat pluridisciplinaire sur des démarches, des enjeux et des techniques d'archivage de la danse.
Financement MSH Ange Guépin
En partenariat avec Université d'Angers, Nantes Université
Ce projet permet d'initier un débat pluridisciplinaire sur des démarches, des enjeux et des techniques d'archivage de la danse.
CaDanse : Cndc A[na]rchiver la danse
La réflexion sur les archives de la danse émerge dans le champ chorégraphique au début des années 1990 (Carnets Bagouet) à partir de questions autour de la transmission, du répertoire et du corps archive. Les réflexions s'appuient clairement sur les paradoxes de l'archive mis en lumière par Foucault (1969) ou Derrida (1995) où l'archive excède sa fonction administrative pour devenir un régime de savoir et de pouvoir.
La danse, art du corps et du temps, devient un terrain critique pour repenser l'archive à l'ère du numérique et de la participation. En dépassant la seule question de la conservation, la recherche actuelle sur les archives de la danse (Barbéris 2015, Bellin 2019, Brun et al. 2020, Côté 2015, Chirescu, Swinston 2017, Desprès 2016, Klein 2019, Rousier, Sébillotte 2025, Scarpulla 2017, Sintès 2017, Wavelet 2015, Welz 2014…) interroge désormais les formes de co-production de la mémoire, les conditions politiques de sa reconnaissance, et les outils techniques de sa transmission. Elle met en lumière une transformation profonde : l'archive n'est plus le lieu d'un passé figé, mais celui d'une mémoire en mouvement, d'une création partagée et d'une éthique du vivant ancrées dans des contextes précis qui sont sous-tendus par une démarche organisationnelle réflexive et dynamique (à propos du projet visé et des processus mis en œuvre).
Le projet permettra d'initier un débat pluridisciplinaire sur le travail engagé ou à engager - à partir des démarches, des enjeux et des techniques d'archivage de la danse -, de nourrir des réflexions sur les archives elles-mêmes, qu'elles soient récoltées et classées ou suscitées à l'orée de l'anniversaire des 50 ans du CNDC - Angers. Du regard rétrospectif porté sur cette institution, jusqu'à l'exploitation des archives - et de leurs 160 mètres linéaires répartis aux Archives départementales et au CNDC -, il s'agira d'instruire et de débattre à partir d'approches organisationnelles, techniques, historiques, sociologiques et sensibles, de la conception d'un cadre global et d'une démarche pour aborder les problématiques de classement, d'exploitation, de valorisation des archives par/pour les chercheurs, les artistes et plus largement par/pour les citoyen.es. Y sera également intégré un questionnement original sur le label (CCN), son cahier des charges, ses évolutions, pour mieux poser l'inscription des archives dans les politiques publiques, les démarches de démocratisation culturelle, et la mise en œuvre des choix managériaux requis (depuis l'organisation, jusqu'au financement, et à l'évaluation).
Une place sera faite aux archives participatives. Comment co-produire de la connaissance, à partir et autour des archives, en se saisissant de la diversité des logiques d’acteurs ? Pour les archivistes, comment transformer leur sélection patrimoniale à partir d’approches à la fois plus ouvertes et intégrées fondées sur de nouveaux critères d’évaluation que cette recherche contribuera à forger ? Le projet s’efforcera de décloisonner les analyses pour dépasser les catégorisations habituelles entre archives de création, archives de la performance et archives de fonctionnement, entre archives institutionnelles et archives privées. L’enjeu sera de sensibiliser l’ensemble des acteurs à ces questions alors même que l’archivage des centres chorégraphiques nationaux peine à s'enclencher.
Trois axes complémentaires ont été dégagés :
- Axe 1 : Histoire des lieux, démarche et pratiques d'archivage
- Axe 2 : Mise en récit des archives
- Axe 3 : Recherche-création et diffusion
Porteuses du projet :
- Bénédicte Grailles (Université d'Angers)
- Nathalie Schieb-Bienfait (Nantes Université)
- Pauline Boivineau (UCO Angers)