Médiations, imaginaires, mutations
À partir d’une grande diversité d’approches disciplinaires et interdisciplinaires issues des Humanités, les chercheur.e.s de cet axe se donnent pour objectif commun d’identifier et de rendre intelligibles les processus de médiation, matériels et symboliques, à l’œuvre au sein des sociétés, des cultures et des langues et expérimentés par les individus. Ces médiations sont en effet les révélateurs de mutations des imaginaires sociopolitiques, esthétiques et littéraires.
Les productions culturelles et artistiques, quelle que soit leur incarnation (analogique, numérique, textuelle, plastique, visuelle, etc.), sont ici appréhendées comme des dispositifs en tension : elles puisent dans un environnement empreint de multiples référents et génèrent elles-mêmes des effets de sens. Grâce à l’analyse des pratiques de production, d’appropriation et de circulation, les travaux de l’axe visent dès lors à penser et à comprendre certaines mutations historiques, sociales, voire anthropologiques, en étudiant comment ces productions culturelles concourent à la fabrication et à l’évolution des imaginaires et des représentations.
Les objets mis à l’épreuve dans cet axe appartiennent aux domaines très variés de la création artistique et littéraire, de la communication interpersonnelle, publique et politique, du design de conception, de l’éducation aux médias ou encore de l’écologie du numérique. Mais une hypothèse partagée structure les différentes analyses : celle de la puissance de l’imagination créatrice, de la poïèsis sociale des productions culturelles, qui participent à reconfigurer les imaginaires et à engendrer des mutations qui les dépassent.